Des cinq candidats en lice, il passait pour le plus proche de l’homme fort du pays, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah. Il était également l’un des plus proches du président déchu Abdelaziz Bouteflika, qui l’avait fait premier ministre, le 25 mai 2017, dans un contexte déjà marqué par la baisse drastique des recettes pétrolières et une montée en puissance des oligarques fédérés au sein du Forum des chefs d’entreprises (FCE, principale organisation patronale), que dirigeait l’homme d’affaires Ali Haddad, aujourd’hui en prison.
Tebboune, 74 ans, succède à Abdelaziz Bouteflika, qui a dû démissionner en avril après deux décennies passé au pouvoir. Lui et les quatre autres candidats ont été critiqués pour avoir étroitement participé à la gestion du pays sous Abdelaziz Bouteflika.
Le président Bouteflika a démissionné à la suite de manifestations dans tout le pays.
