«Dans le cadre de la Haute cour de justice, l’accusation est portée par les députés, qui appartiennent à la majorité parlementaire. Cette situation interroge nécessairement sur l’équilibre et la perception d’impartialité du dispositif. Je pense qu’il est temps d’engager une réflexion sérieuse sur l’avenir de cette juridiction voire sa suppression ou, à tout le moins, sa réforme profonde», a dit l’ancienne ministre.
En poursuivant son plaidoyer, elle a estimé que la Haute cour de justice, qui «devait constituer un privilège de juridiction apparait, dans les faits, moins protecteur que les juridictions de droit commun». Elle a néanmoins précisé qu’elle ne sort pas «affaiblie» de la procédure, mais plutôt «renforcée» dans ses convictions qu’il y a des «magistrats dignes, compétents et bien formés» au Sénégal.
Inculpée en mai 2025 pour sa prétendue implication dans des détournements estimés à 52 millions FCFA, Ndèye Dieng voit ses poursuites abandonnées après dix mois de contrôle judiciaire. «Au fond de moi, je savais qu’il ne pouvait en être autrement. J’ai toujours cru en mon innocence», a-t-elle assuré.
