La séquence politique récente en Guinée-Bissau marque une étape significative dans le processus de normalisation institutionnelle, avec la libération de figures politiques majeures et une implication renforcée des acteurs régionaux, sous l’impulsion de la CEDEAO.
Les premières images de Domingos Simões Pereira, président de l’Assemblée nationale et dirigeant du PAIGC, fraîchement libéré, ont montré un accueil populaire marqué par la mobilisation de sa famille, de militants politiques et de nombreux citoyens. À ses côtés figurait le ministre sénégalais des Forces armées, Birame Diop, dont l’intervention s’inscrit dans une mission régionale conduite sur instruction du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, illustrant le rôle actif de Dakar dans la stabilisation politique sous-régionale.
Autre évolution notable : Fernando Da Costa a quitté l’ambassade du Nigeria, où il séjournait depuis deux mois, pour regagner son domicile. Son retour, encadré par des dispositifs sécuritaires régionaux, est perçu comme un signal supplémentaire d’apaisement dans un contexte politique encore fragile.
Face aux représentants de la junte dirigée par le général Horta INTA-A, ces discussions portaient sur les modalités d’une transition politique crédible, incluant la question sensible de la libération des détenus politiques. Dans ce contexte, la libération progressive des figures politiques et la poursuite du dialogue régional apparaissent comme des leviers essentiels pour restaurer la confiance entre acteurs politiques et institutions.
La séquence actuelle conforte la stratégie régionale visant à accompagner la Guinée-Bissau vers un retour durable à l’ordre constitutionnel et à l’organisation d’élections démocratiques, dans un climat politique apaisé.
