Le pool d’avocats de l’ancien Président Macky Sall a tenu une conférence de presse ce jeudi pour apporter des éclaircissements sur l’affaire dite de la « dette cachée ».
Le pool de défense est composé de Mes Amadou Sall, Pierre-Olivier Sur, Elhadj Diouf, Ousmane Thiam, Amadou Aly Kane, Adama Fall, Ramatoulaye Bâ, et Me Aïssata Tall Sall (en tant qu’experte).
Selon Me Amadou Sall, l’ancien président Macky Sall « a le droit de savoir en quoi cette dette a-t-elle été cachée, comment et par quels mécanismes ».
Lui emboîtant le pas, Me Pierre-Olivier Sur a pris la parole en désignant le « vrai sujet » du débat : la dissimulation de rapports d’audit.
« Nous sommes tous des légalistes. Je vais me permettre de vous dire que le vrai sujet, c’est celui des rapports cachés. » L’avocat français a ensuite pointé du doigt trois documents jugés essentiels pour prouver ou infirmer l’accusation de dette cachée.
Il a reclamé le Rapport de l’Inspection des Finances : « Ce rapport est le premier à allumer le feu aux poudres, qui est le premier à faire parler de dette cachée. Ce rapport est même caché», dit-il.
Ensuite, le Pré-rapport de la Cour des Comptes : « Ce pré-rapport de la Cour des Comptes, il est aussi caché », affirme l’avocat français.
Enfin, le Rapport Mazars : « Il y a un troisième rapport caché : c’est le rapport Mazard. Et c’est d’autant plus grave que c’est le rapport d’un cabinet d’audit international qui se dit indépendant. D’ailleurs, il y a un problème de transparence avec l’absence d’appels d’offres », a-t-il regretté.
L’avocat a conclu en rappelant que la loi sénégalaise et les règles internationales exigent la transparence dans la gestion et la continuité des équipes au pouvoir.
