L’ultime face-à-face organisé ce dimanche entre Amanekh et Talfa a tenu toutes ses promesses en termes d’intensité verbale. Alors que l’échéance du combat approche, les deux protagonistes ont profité de cette dernière tribune pour marquer leur territoire psychologique. Si la fougue de la jeunesse s’est heurtée à l’assurance de l’expérience, c’est bien la tonalité de la réponse du « Requin de Bargny » qui retient l’attention des observateurs.
L’enjeu de cette confrontation était clair : prendre l’ascendant moral. Talfa, fidèle à sa stratégie offensive, n’a pas hésité à appuyer là où ça fait mal. Le jeune lutteur a rappelé avec insistance le dernier revers d’Amanekh contre Bakary Sakho, lui prédisant une seconde défaite consécutive. Une tentative de déstabilisation qui visait à remettre en cause la forme actuelle du champion de Bargny, dont la sortie au Canada avait laissé des traces.
Face à cette agressivité, Amanekh a opté pour une posture radicalement différente, misant sur son vécu dans l’arène. Loin de se laisser démonter par les références à son passé récent, il a tenu à réaffirmer son statut de « bourreau des jeunes lutteurs », qualifiant sa défaite précédente de simple accident de parcours. Selon les propos relayés par Kawtef, sa réplique a été sans équivoque quant à l’issue du duel à venir : « Qu’il prenne son mal en patience, Talfa regrettera d’avoir accepté ce combat ».
Au-delà des menaces, Amanekh a insisté sur la hiérarchie technique qui, selon lui, le sépare de son adversaire. « Je suis meilleur lutteur que lui, j’ai plus de victoires et plus d’expérience que lui. Donc qu’il se calme », a-t-il martelé. En s’appuyant sur son palmarès et son ancienneté, le lutteur de Bargny tente ainsi de transformer la pression mise par Talfa en un excès de confiance qui pourrait, selon ses dires, coûter cher au jeune challenger le jour du combat.
